Destination Compostelle

En Route vers Santiago...

Une journée de pèlerinage

Cela fait des heures que je suis en train de marcher sur le Chemin de Compostelle, qu’on appelle aussi le “Camino”. Et je sais qu’il m’en reste encore plusieurs avant d’arriver à Logroño, la ville où j’ai décidé de faire ma prochaine étape. Je me suis levé à cinq heures pour profiter de la fraicheur matinale et éviter la chaleur de l’après-midi.

Depuis une semaine, je marche plus de cinq heures par jour. C’est une bonne moyenne, qui me permet de parcourir entre vingt et vingt-cinq kilomètres en une journée. Au total, le Camino est long de 773 kilomètres depuis Roncevaux, là où j’ai commencé à marcher samedi dernier. Il y a trente-deux étapes jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle, soit une moyenne de vingt-quatre kilomètres par étape.

Le Camino est très visible

Pendant la route, il faut s’occuper. Plusieurs stratégies existent. Il y a les adeptes des applications de suivi de parcours, qui prennent des photos tous les cinq-cents mètres pour garder la trace de leur trajet quelque part sur Internet. Il y a aussi les amoureux de la planète, qui ramassent les moindres déchets pour nettoyer le chemin. Je n’en ai vu qu’un. Il y a encore des illuminés, qui récitent des psaumes à mesure qu’ils s’approchent de Saint-Jacques. Les plus fervents d’entre eux font les cent derniers kilomètres pieds nus et terminent sur les genoux.

Et puis il y a bien sûr les bavards, dont je fais partie. Se trouver un compagnon de route permet de faire passer le temps en parlant. Les sujets de discussion sont divers, mais le plus souvent en lien avec le Chemin de Compostelle, ou les raisons qui nous ont amenés dessus.

Où nous avons commencé à marcher, jusqu’où nous comptons aller, combien de fois nous avons déjà fait ce pèlerinage. L’état de nos jambes, de nos pieds, de nos ampoules, le poids de notre sac-à-dos, …

Mais bien vite la discussion tourne plutôt autour de nos vies: d’où nous venons, où nous allons, et  ce que nous faisons dans la vie en dehors du Chemin de Compostelle. Sans oublier la question la plus intime, à laquelle chaque pèlerin souhaite apporter une réponse: pourquoi nous sommes là, à marcher pendant des heures, jour après jour, pour atteindre une ville que souvent nous ne connaissons même pas.

C’est par ici!

Suivre cette route demande de prêter un minimum d’attention au balisage. Il faut suivre de grandes flèches jaunes sur fond bleu. Parfois des panneaux représentant un pélerin. Dans les villes, il y a souvent un marquage en métal au sol pour nous  indiquer la route à suivre. Je viens d’ailleurs de me rendre compte aujourd’hui que ce fléchage diffère selon la Communauté Autonome dans laquelle on se trouve.

Le trajet que je fais s’appelle le “Camino Francés”. Il commence dans le Pays Basque français, passe par la Navarre et continue par la Rioja, où je me trouve actuellement. Ensuite viennent les Communautés de Castilla y León et de Galicia.

Une fois arrivé en bout d’étape, je dois rechercher un hébergement pour la nuit. Il y a énormément de possibilités, auberges et hôtels se sont multipliés tout au long du Camino. Pour moi, l’idéal sont les auberges de pèlerins. Elles sont gérées par les municipalités et proposent de nombreux services pour un prix modique. Pour y accéder, il faut présenter sa credencial, un document dont je parlerai dans un prochain article.

Pour dix Euros ou moins, j’ai droit à un lit dans une chambre que je partage avec d’autres pèlerins, mais il y a aussi draps propres, wifi, douche chaude et machine à laver sans supplément. Il y a le plus souvent un jardin, un patio ou une terrasse avec des tables. Et l’auberge est presque toujours située directement sur le Camino.

Une bonne nuit de sommeil

Une fois l’auberge choisie, je fais mon lit, sors mes affaires et commence par prendre une douche. Puis, je me masse les pieds et les jambes avant de faire une sieste. Réfère-toi à cet article si tu ne connais pas l’art de la sieste.

Il est alors souvent douze heures, et j’ai le reste de la journée pour moi. J’ai assez de temps à disposition pour travailler à ce blog, mettre des photos sur Instagram, et découvrir la ville dans laquelle je me trouve. Il y a toujours plusieurs édifices religieux à visiter, s’ils sont accessibles. Aussi, je profite d’être dans une grande ville pour me réapprovisionner en nourriture, si besoin est.

Enfin une grande ville !

En règle générale, je mange de mes vivres le matin, après avoir marché quelques heures, dès que je trouve une table. Il y a régulièrement des sites aménagés pour se restaurer ou se reposer au bord du Chemin de Compostelle. Une fois arrivé là où je dois passer la nuit, il m’arrive d’aller à une terrasse d’un café ou d’un restaurant pour manger mon repas de midi. Et le soir, je jeûne.

Une chose que j’aime faire avant d’aller me reposer est de me renseigner un minimum sur l’itinéraire du lendemain. Combien de kilomètres es-ce que je vais faire? Quelles sont les auberges présentes le long du parcours? Quel sera son dénivelé? Y a t’il des choses à voir sur le trajet? Pour ceci, j’utilise le site web gronze.com. On y trouve toutes les informations relatives aux étapes du Camino et aux auberges qui y sont présentes. Une page très utile.

Sur le Chemin de Compostelle, le respect du repos des autres pélerin est sacré. J’essaye de me coucher vers dix heures pour pouvoir commencer ma journée sur un bon pied. La veille au soir, je prépare mon sac pour pouvoir le prendre et sortir sans bruit à mon réveil à cinq heures.

OnEn somme, les jours se suivent et se ressemblent dans leur structure, mais les paysages changent à mesure que j’avance vers mon objectif. Les pèlerins que je rencontre sont souvent les mêmes également. Mais j’imagine qu’il y aura du changement de ce côté-là, car tous ne vont pas jusqu’au bout du Camino, et certains commencent leur pèlerinage plus proche du tombeau de l’apôtre.

Tu pourras trouver d’autres mises à jour sur mon avancée long du Camino dans les jours et les semaines qui viennent. s’il y a des aspects sur lesquels tu aimerais avoir plus d’informations, ou Si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser en commentaires.

À bientôt pour un nouvel article!

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2 Responses

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Dan Sylvain

Prof de français

J’écris des articles pendant un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Toi aussi, commence à écrire en français et réponds-moi en commentaires!

Dan

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